28.08.2010

1 à dos d' djin (one djin: une personne): boterèsse, botî

boterèsses (orijine do mot: BOT = "hotte, long panier qu'on porte sur le dos à l'aide de bretelles")

1boterèsse1.jpg

L.W., Inlassables, les botteresses sillonnaient villes et campagnes ..., LS, 07/03/1997

 

Le portage humain

 

Dès le 16e siècle, à Liège, elles acheminaient les marchandises entre les hauteurs et la vallée.  Main-d’oeuvre bon marché, elles ofrraient le moyen de transport le plus rapide du charbon, des légumes, du linge fraîchement lavé.  De Spa à Liège, leurs hottes contenaient jusqu’à trente bouteilles d’ eau de la célèbre source.

 

Au 19e siècle, le développement urbain repoussa les cultures en lontaine périphérie et les botteresses sillonnèrent les campagnes où beaucoup de lieu-dits rappellent encore aujourd’hui leur labeur.

 

La guerre de 1914, qui bouleversa toutes les habitudes, l’essor du tabac, les progrès dans le domaine des transports et l’amélioration des conditions de vie firent disparîatre le portage dans nos régions.

 

Ce moyen de transport existe encore en Afrique, au Proche-Orient, en Amérique du Sud et en Asie.  Il reste le moyen de transport du pauvre. 

 

Partout, l’homme essaye d’étirer sa colonne vertébrale pour contrer l’effet d’écrasement que provoque la charge.
 
 
 

00:07 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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